




Leurs objectifs :
La première étape a débuté par la visite de la cité Vauban, accompagnés par deux guides du service du patrimoine. De la célèbre « gargouille » aux murs d’enceinte, en passant par le puits et le tribunal (témoin de vestiges prérévolutionnaires et actif jusqu’en 2009), les élèves ont pu apprécier la richesse historique de cette ville fortifiée.
Il fut ensuite temps de passer aux choses sérieuses : la recherche d’indices géologiques ! Sur les bords de la Durance, le groupe a été rejoint par Jean et Anne, deux experts du Centre Briançonnais de Géologie Alpine (CBGA). Aux côtés des enseignants, ils ont aidé les lycéens à décrypter le passé mouvementé des Alpes lors d’une première demi-journée fructueuse, dédiée à l’apprentissage de la lecture des paysages alpins.
L’installation dans l’hébergement s’est faite dans la joie et la bonne humeur, portée par un repas montagnard bien mérité. Le lendemain, place à la grande randonnée vers le Chenaillet. Sous un soleil radieux, les élèves ont découvert les vestiges d’un océan désormais perché à 2 650 m d’altitude. Bien que la neige ait empêché d’atteindre le sommet, l’observation de ces roches océaniques en pleine montagne est restée un moment fort, dont l’explication scientifique a constitué le fil rouge de la journée suivante.
La troisième journée a été consacrée à la mise en commun des indices récoltés pour reconstituer la longue histoire de l’orogenèse alpine. Ce stage de terrain a également été un lieu d’échanges privilégiés : entre élèves de niveaux différents, mais aussi avec les géologues sur leurs parcours et leurs formations. Après un dernier regard sur la fontaine pétrifiante de Réotier et son célèbre « Lion », la partie scientifique s’est achevée pour laisser place à l’aventure sportive.
Le dernier matin, malgré une pointe de nostalgie, les élèves ont découvert (ou redécouvert) la via ferrata. Équipés de baudriers, de casques et de longes, ils ont progressé le long des parois aménagées, un héritage technique des troupes militaires italiennes. Entre les plus aguerris et ceux qui ont dû dompter leur appréhension, l’entraide et le plaisir ont été les maîtres-mots de cette matinée.
Après un ultime pique-nique, il a fallu reprendre la route. De retour au lycée, les visages étaient fatigués mais souriants. Ces élèves sont désormais mieux armés pour les épreuves du baccalauréat, tant pour leurs connaissances en géologie que pour leur capacité de raisonnement argumentatif. Dès le lendemain, ils partageaient déjà leur expérience avec leurs camarades restés au lycée.

